Santé

 

Maladies infectieuses: 

Pourquoi vacciner son chat ?

La vaccination permet au chat de stimuler ses défenses et de protéger son organisme par l'entretien de son immunité via des injections de rappel. Les anticorps protègent plus ou moins sur le long terme l’expression des symptômes d’une maladie. Chez le chaton, les anticorps sont transmis par la mère et le chaton est protégé pendant les premières semaines de sa vie. Cependant, ceux-ci baissent quand le chaton atteint l’âge de deux mois environ. C’est pourquoi le protocole de vaccination commence à cette période, pour relayer les immunités maternelles.

Il existe aujourd’hui des maladies pour lesquelles il existe un vaccin et des maladies pour lesquelles il n’existe malheureusement pas de vaccin.

Les maladies pour lesquelles il existe un vaccin

Le coryza - Le coryza désigne un syndrome associant des signes respiratoires supérieurs, oculaires et éventuellement buccaux. Plusieurs virus et bactéries sont à l’origine du coryza : l’herpès virus félin (FHV-1), le calicivirus félin (FCV) et deux bactéries : Chlamydophila félis et Bordetella bronchiseptica. Le coryza est très contagieux et peut se transmettre simplement par la mise en présence d'un animal malade. D'où l'importance d'isoler rapidement un animal malade en cas de vie en communauté.

Le typhus - Le typhus, appelé aussi panleucopénie infectieuse, est provoqué par un parvovirus. Les symptômes son souvent accompagnés de fortes diarrhées et une importante baisse des défenses immunitaires. Hautement contagieuse, le typhus peut entraîner la mort des chatons, des maman gestantes et induire des malformations importantes chez les nouveaux nés. Le virus se diffuse par contact avec les chats infectés ou avec leurs excrétions, telles que fèces, urine ou salive.

La leucose - La leucose féline (FeLV) est due à un rétrovirus qui toucherait actuellement entre 5 à 10% de la population féline. La voie d’infection la plus courante se fait par contact direct : toilette et coups de langue ou morsure. Elle peut néanmoins se faire par l’intermédiaire de matériel souillé par un animal malade (écuelle, litière). Quand l'animal est contaminé il peut soit éliminer le virus au bout de quelques mois, soit devenir séropositif et développer par la suite une véritable maladie avec des troubles multiples dus à la déficience immunitaire (herpes, cancers, anémies...).

La rage - La rage est une maladie virale mortelle transmissible à l’homme. Elle se transmet principalement par morsure ou griffure d'un animal contaminé. Bien qu'aujourd'hui l'Europe soit considérée indemne, des cas isolés sont régulièrement recensés et c'est grâce à l'existence d'animaux vaccinés ou à la rareté d'animaux domestiques errants.

 

Maladies infectieuses sans vaccin:

L’immunodéficience féline (FIV) – Le virus de l'immunodéficience féline, appelé aussi "sida du chat" est un  rétrovirus. Il s'agit malheureusement d'une maladie grave et incurable. Le virus est présent dans le sang et la salive des chats infectés, mais il est extrêmement fragile et ne survit pas hors de l’organisme du chat. La FIV se transmet essentiellement par des morsures et se manifeste par un état immunodépresseur, des infections à répétition de plus en plus graves jusqu'à la mort du chat. Les chats ayant accès à l’extérieur présentent de plus grandes probabilités d’infection que les chats d’intérieur.

 

La péritonite infectieuse féline (PIF) - Maladie peu connue, elle est la plus crainte dans les chatteries. Il s’agit d’une mutation de coronavirus félins bénins et très fréquents chez les chats, qui induisent une dégénérescence rapide de l'animal. Les symptômes sont très variés: péritonite, hépatite, diarrhée, muqueuses jaunes ....Une fois les symptômes déclarés l'évolution se fait en quelques semaines vers la mort. La forme la plus classique se caractérise par un chat présentant un gros ventre. Le diagnostic est difficile : nécessité d'analyses de sang répétées avec différentes techniques. Les tests rapides ne sont que de peu d'intérêt dans ce cas. Il n’y a pas de traitement efficace et pas de vaccin disponible en France. En fait, le seul moyen pour confirmer un diagnostic de PIF est une autopsie post mortem.

 

HCM: CardioMyopathie Hypertrophique

La cardiomyopathie hypertrophique, couramment appelée CMH ou HCM (Hypertrophic CardioMyopathy) se caractérise par un épaississement progressif du muscle cardiaque. Le cœur se fatigue plus rapidement en raison de ses parois trop rigides.

Les signes précurseurs de la maladie sont souvent imperceptibles. Ils se caractérisent pas un souffle cardiaque, des arythmies cardiaques, des difficultés respiratoires, une intolérance à l'exercice, une fatigabilité. Cette maladie apparait entre 4 mois et 15 ans, se développe progressivement et peut conduire à la mort brutale de l'animal même si aucun symptôme sévère ne s'est encore exprimé.

  La présence d'un des gènes responsables de cette maladie (mutation du gène MyBPC3) peut être détectée à l'aide du test ADN HCM1. On recense alors trois cas :

 * Le chat est dit « homozygote normal » ou « sain ». Il n'est donc pas porteur du gène à l'origine de la maladie.

 * Le chat est dit « hétérozygote muté ». La mutation est présente sur une des allèles du gène, le chat est donc porteur de la maladie et a des chances de la développer un jour. S'il a des chatons avec un chat sain, 50 % des chatons seront hétérozygotes et 50 % seront sains.

* Le chat est déclaré « homozygote muté ». Dans ce cas, le chat à un fort risque de développer une grave et / ou précoce forme de HCM.

  Cependant, il est important de signaler qu'il existe d'autres formes de HCM qui ne sont pas détectables par ADN car sont situées sur d’autres gènes. 
Il est donc indispensable de tester EGALEMENT les reproducteurs par échographie doppler couleur de façon régulière (une fois par an).

 

PKD: Polykystose rénale

Cette maladie touche plus particulièrement le Persan. 
Elle se caractérise par l'apparition de nombreux kystes sur le tissu rénal. Leur nombre et leur taille augmente avec l'âge du chat, jusqu'à ce que les reins ne puissent plus assurer leur fonction. 
Tout comme la HCM c'est une maladie héréditaire. 
Il n'existe cependant que deux cas : soit le chat est sain (homozygote normal) soit il est porteur du gène malade (hétérozygote muté) et donc développera la maladie plus ou moins rapidement.

  Afin de déceler cette maladie il existe toujours deux techniques: l'écographie et le test ADN qui n'est réellement testé que pour le Persan. 
La PKD est bien moins présente (voire quasi inexistante) chez le Maine Coon par rapport à la HCM.

 

SMA: Atrophie Musculaire Spinale

L'atrophie musculaire spinale est un trouble provoqué par la nécrose de neurones de la moelle épinière qui activent les muscles squelettiques du tronc et des membres. 
La perte de neurones au cours des quelques premiers mois de la vie entraîne une faiblesse et une atrophie musculaire qui deviennent apparentes pour la première fois à l'âge de 3 à 4 mois. 
Les chatons atteints développent une démarche bizarre, avec un balancement des quartiers arrière et une position debout avec les jarrets qui se touchent pratiquement. 
À l'âge de 5 à 6 mois, une faiblesse sévère des quartiers arrière est apparent et la masse musculaire est réduite. Les chats affectés ne souffrent pas et la plupart vivent très confortablement pendant de nombreuses années comme animaux d'intérieur. 
La cause génétique de cette atrophie musculaire spinale récessive chez les chats Maine Coon, qui comporte une importante délétion sur le chromosome A1 du chat enlevant deux gènes, a été déterminée en mai 2005.

 

Autres maladies:

La Chlamydiose féline:

C'est une maladie infectieuse due à une bactérie qui peut entraîner des troubles oculaires et/ou des troubles respiratoires. Tous les chats peuvent être atteints. 

Quels sont les symptômes ? 

On observe généralement une conjonctivite (inflammation de l'œil), avecécoulement de larmes et paupières rouges (voire gonflées) avec desclignements.

On peut aussi avoir des troubles de l'appareil respiratoire supérieur: le nez, les sinus, le pharynx, le larynx, la trachée et les bronches.

Les atteintes respiratoires se manifestent alors par :

  • Une toux sèche, forte et quinteuse
  • des éternuements.

Quel est le mode de transmission ?

La chlamydiose se transmet le plus souvent par un contact entre un chat malade et un chat sain, par exemple quand ils vivent en collectivité ou lorsqu'ils sortent se promener. 

Maladies associées 

La chlamydiose est souvent associée avec d'autres microbes (virus et bactéries). Les chats atteints de coryza sont particulièrement sensibles à la chlamydiose.

Quelle est la prévention ? 

Il existe un vaccin contre la bactérie responsable de cette maladie. Ce vaccin est souvent effectué en association avec ceux contre le typhus et le coryza. Demandez à votre vétérinaire en fonction du mode de vie de votre chat si la «valence» chlamydiose lui est utile.

Comment traiter la chlamydiose ?

Le traitement se fait à base d'antibiotiques, de collyres et d'antinflammatoires. Il est très efficace mais peut s'avérer plus ou moins long.

Certains chats récupèrent rapidement, surtout si le traitement est effectué très tôt. 

Conclusion

Un chat dont la chlamydiose (lors d'une atteinte respiratoire) est mal traitée peut souffrir de complications pouvant être graves. La vaccination est fortement conseillée. Consultez rapidement votre vétérinaire en cas de conjonctivite.

La chlamydiose peut atteindre l'homme (chlamydiose respiratoire), mais les risques de transmission sont faibles: chat malade et homme avec un système immunitaire affaibli.

L'animal qui risque le plus de transmettre une chlamydiose respiratoire à l'homme est le perroquet, qui peut également la transmettre au chat.


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